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Lundi 11 avril 2005





 

<< Voici ­ hélas ­ comme promis le document officiel, suite au verdict du jury(!) qui a regardé les dossiers et a choisi de sélectionner tel ou tel dossier au détriment d'autres.

Raphaël Saint-Vincent, président de la FNSBF, qui était présent, m'a dit combien il avait voté pour La Vieille qui roulait au Super, non seulement par amitié pour moi, mais surtout pour ­à son sens ­ la pertinence, l'efficacité, la clarté, la qualité de présentation du dossier.

Il m'a aussi parlé de certains membres du jury, lesquels n'étaient absolument pas habilités à porter un jugement quelconque sur un storyboard... mais bon ; c'est ainsi dans beaucoup de domaines et on n'y changera rien, ou du moins pas de sitôt.

Finalement le plus important n'est-il pas d'entendre de la bouche du fondateur de la Fédération Nationale des StoryBoardeurs Français (qui sait de quoi il parle), que le storyboard de La Vieille Qui Roulait Au Super aurait mérité une place de choix? >>

 Louis de RANCOURT,
 storyboardeur

Moi, ce qui me chagrine le plus, ce n'est pas plus le Grand Prix du Storyboard que celui de Monaco... un de plus, un de moins, ce qui comptera, ce sera la route des festivals!
Ce qui m'embête c'est que Louis avait promis, s'il n'était pas finaliste de se les couper et d'aller vivre au Népal. Voici donc une photo de ta nouvelle maison, Louis ;o)



La remise du Grand Prix du Storyboard Sopadin avait lieu le 11 avril 2005 au Cinéma l'Arlequin - 76 rue de rennes - Paris (6e). Pour tous renseignements : contactez SOPADIN

Dimanche 16 janvier 2005

Storyboardeur de longue date, ayant touché à la trilogie (publicité, cinéma d'animation, cinéma court métrage), Louis de Rancourt adapte son style graphique selon le sujet, l'ambiance du projet... il n'a pas toujours dessiné que des petites vieilles qui roulent au super  

En voici la preuve en images avec ces extraits de story-boards réalisés pour des films très différents :

 

 Cliquez ici pour agrandir l'image
Louis de RancourtSeule       <Cliquez pour agrandir>

 

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Louis de Rancourt - Immonde  <Cliquez pour agrandir>

 

 

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Louis de Rancourt - La Vieille qui roulait au super  <Cliquez pour agrandir>

 

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A partir de notre découpage technique qui distinguait déjà les plans tournés des plans montés, Louis a dessiné notre film avant même le premier coup de manivelle, avec une véritable caméra dans l'oeil qui gérait le cadre, la focale, les placements au sol. etc... 

 

Ainsi, pendant toute la phase préparatoire où il s'agissait de revoir le découpage technique (le scénario original prévoyait 80 plans montés qu'il fallait réduire de moitié sans tronquer le sens du film ni perdre l'essence des personnages), Louis a véritablement été le troisième oeil des réalisateurs... C'est ce qu'il y a de plus cruel pour un auteur : devoir amputer son histoire de moitié, à cause d'une autorisation de tournage limitée dans le temps 


Même si la première réaction à la lecture du story-board de La Vieille qui roulait au Super est de dire "oh, c'est joli!", sachez qu'aucun coup de crayon n'est gratuit et que les story-boards de Louis sont avant tout de formidables "tableaux de bord" techniques...  indispensables à une bonne et rapide compréhension de toute une équipe sur un plateau ! 

Découvrez également, sa citation préférée (Jeunet oblige) suivie d’un "vieil" article de presse que nous avons retrouvé en farfouillant.

 

Rencontre avec l’homme qui aimait raconter des histoires… à l'oreille des réalisateurs.

 

"C'est le premier film sur trois courts-métrages storyboardés qui fait l'objet d'un tournage. J'ai énormément appris au cours de la préparation avec Jean-Stéphane et Franck (la notion de plans tournés/plans montés), mais surtout lors des prises de vue…

 

Oserai-je avouer que j'ignorais totalement à quoi sert au juste un premier assistant réalisateur ­et là, Abigail m'a flanqué une sacrée leçon ! ­Ni à quoi ressemblait un Steadycam ­-et là encore, c'est Richard qui m'a "déniaisé", et de quelle façon ! ­Enfin, j’ai découvert tout le monde qui gravite autour de la fabrication ; la régie, les électros et leur "matos" impressionnant, toutes celles et ceux qui avaient un rôle à jouer, a priori insignifiant, mais au bout du compte, si important et pertinent !
[NDLV : il est rare qu'un storyboardeur soit présent sur un plateau de tournage... c'est domage car il y a des intérêts réciproques!] 

 

Bref ; j'ai eu ma leçon de cinéma. Et je suis persuadé qu'après cette expérience, mon prochain storyboard sera abordé avec infiniment plus de pragmatisme.

 

J'ai également vu un prémontage, sans le son, les dialogues, etc... Bien sûr qu'il y a un côté "acte manqué", à cause de quelques dissonances par rapport à l'idée de départ. Mais aurait-ce été une raison pour ne pas faire le film (comme qqun me l'a dit) ? [NDLV : quelqu'un te salue bien ] Surtout après un tel investissement de travail, de volonté et d'engagement de soi, de tous ceux qui ont oeuvré sur ce projet ?

 

Parmi mes meilleurs souvenirs,­ en vrac : la qualité de préparation des deux réals… la première prise de contact avec un premier noyau de l'équipe, Jean-Steph (que je connaissais déjà), Franck, Catherine et Florencia, ainsi que Laetitia la maquilleuse…  le jour du tournage, avoir vu derrière l'écran de contrôle le plan 21/22(plan monté)-13/14(tourné) ab-so-lu-ment conforme au storyboard, le Ricard chez les parents de Jess, la gentillesse de certains membres : Géraldine, Céline, Richard, Abi & Matthieu, et beaucoup d'autres...

Parmi les pires : le plan 26/18 avec le "pano" zappé par le chef op et sa cadreuse et le [faux] raccord qu'ils voulaient faire, et surtout le fameux plan 34/23a-23b-23c , si bien pensé par les réals, avec storyboard hyper découpé + diagramme au sol et tout et tout...  massacré par le chef op et ses putains de câbles dans le champ, ce qui a eu pour conséquence incommensurable de priver le futur spectateur des jambes sublimes de Florencia ! Et çà, c'est impardonnable !

 

Allez, pour la route, une citation de Jean-Pierre Jeunet qui m'a beaucoup touché :

«
Je crois à la vertu du travail, de l’artisanat. Mettre en scène, c¹est comme poncer, vernir, re-poncer, re-vernir... Le storyboard sert à ça. On réécrit quinze fois le scénario, puis il y a un premier storyboard qu’on corrige, qu’on modifie... Quand arrive le tournage, je filme d’abord les scènes tirées du storyboard au Caméscope, dans le décor et avec des doublures. Si je trouve mieux, je change tout. Je pousse aussi les acteurs à me proposer des choses. [...]
[...] Quand je fais un film, je ne veux pas qu¹on m¹emmerde ! Je ne sais pas comment je me débrouille, mais je suis toujours arrivé à mes fins. Même sur Alien - La Résurrection, qui était une grosse machine. Lors d’une réunion avec les gens de la Fox, je leur explique que j¹ai besoin de faire un storyboard. Ils me répondent que si le tournage ne commence pas aussitôt, on perd Winona Ryder. Je me lève et je leur dis au revoir. Personne ne leur avait jamais fait ça ! Le lendemain matin, ils m’accordent deux mois pour peaufiner mon storyboard... Je n¹accepte pas les compromis ; ce serait trop de chagrin. Ce n¹est pas pour rien que Caro et moi avons mis dix ans avant de réaliser Delicatessen
»

Jean-Pierre Jeunet
Entretien avec Christophe Narbonne & Nicolas Schaller à propos d’Un Long Dimanche De Fiançailles - Première octobre 2004 N° 332 - © Hachette Filipacchi

Enfin, sachez qu'il est arrivé à Louis de Rancourt -le passionné- d'être invité à exposer ses storyboards, lors de différents festivals de film... Voici un article de presse extrait des archives de "La Voix du Nord" :

Cliquez ici pour voir le Pour voir le vieux storyboard de La Vieille, cliquez sur l'image ----->

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Lundi 22 novembre 2004

Louis de Rancourt, storyboardeur de longue date, ayant touché à la trilogie (publicité, cinéma d'animation, cinéma de court métrage) nous a fait l’honneur de dessiner le storyboard de « La Vieille… ». Il aura rempli sa mission au-delà nos espérances en devenant un véritable
« assistant de mise en scène » et nous lui devons, comme à tous les professionnels qui nous ont fait confiance pour ce premier film, la réussite d’un tournage pourtant semé d’embûches et qui ressemblait à une course contre la montre ! Et puis quel luxe d’avoir la Rolls des storyboard pour son premier court-métrage…

En publiant ces planches originales sur le site provisoire du film, nous souhaitons donner au storyboard toute la place qu’il mérite… en espérant de tout cœur qu’elle soit également reconnue par d’autres ! Car il serait temps que les storyboardeurs ne soient plus, à l’instar des scénaristes, les parents pauvres du cinéma.

Et maintenant, attachez vos ceintures car il faut lire ce document très vite pour coller au rythme du film… Bonne lecture !

La nécessité de cet outil qu’est le storyboard s’est véritablement imposée à nous pour diverses raisons :

-         parce que dans un film très « visuel » comme celui-ci (absence de dialogues), il nous fallait véritablement « visualiser » chaque plan avant le tournage…

-         parce que nous avions besoin d’un outil « décryptable » rapidement par toute l’équipe technique et artistique, afin de préparer le film le plus minutieusement possible

-         et peut-être aussi parce que, pour deux réalisateurs, c’est un moyen « rassurant » d’être véritablement certain que son alter ego a bien le même film dans la tête ! Ce qui fut le cas… ouf !

 

Téléchargez le storyboard (version compressée).

« Lorsque Jean-Stéphane Beetschen, étudiant à l’E.E.S.A (Ecole Européenne Supérieure d’Animation & d’effets spéciaux numériques) m’a demandé de bien vouloir faire le storyboard de La Vieille Qui Roulait Au Super, un projet de court métrage écrit avec Franck Confino, j’ai commencé par ronchonner. Parce que, bien sûr, ils n’avaient pas le moindre budget pour rémunérer un storyboardeur, comme il advient dans la plupart des cas de court-métrage, mais aussi parce que, en tant qu’intervenant à l’E.E.S.A. comme professeur de storyboard, j’ai eu le loisir de constater qu’il se débrouillait plus que bien dans cette discipline, autrement dit, il n’avait qu’à se le faire soi-même, son storyboard ; non mais !

Il m’a présenté son co-réalisateur, Franck Confino, ainsi que quelques membres de l’équipe naissante. Ils ont développé leur projet devant moi, et force m’a été de reconnaître que c’était vachement bien pensé en amont, que cela ne relevait pas d¹un fantasme de «petits jeunes tout fou-fou», qu’il y avait une organisation, un investissement d¹énergie, un enthousiasme demeurant dans les limites de la réalité. Il n’y a qu’à lire l’avant-propos ainsi que la note d’intention qui figure au début du dossier pour s’en convaincre.

Ainsi, petit à petit, ils m’ont fait entrer de plain-pied dans leur projet, avec une histoire amusante, sans prétention mais bourrée d’idées, de tendresse et d’émotion virtuelle. Et puis ils m’ont convaincu de la nécessité absolue pour eux de pouvoir voir le film avant même le premier coup de manivelle et de pouvoir communiquer à toute l’équipe ­comédiens et techniciens ­ leur vision des choses pour un travail meilleur et d’une efficacité optimale, compte tenu qu’ils avaient le supermarché à leur disposition trois jours et pas un de plus [NDLR : pour plus de 80 plans tournés dans la première version du découpage]. Tout ces paramètres relevaient d’un souci très professionnel.

Alors moi qui n’ai de cesse de me battre dans le sillage de la Fédération Nationale des StoryBoardeurs Français pour rendre à cette pratique la place qui lui revient, qui rêve d¹une époque où l’on aura automatiquement recours au storyboard, à l’instar de Jean-Jacques Annaud, Jean-Pierre Jeunet, Jean-Jacques Beineix, Cédric Klapisch, et bien d¹autres encore, mais néanmoins trop rares, je n’allais tout de même pas les laisser tomber !...


J’ai donc accepté.
 
Au fur et à mesure de mon entrée dans le projet, j’avais particulièrement apprécié dans leur préparation le fait de bien discerner les plans montés des plans tournés ­ (on apprend des choses très pertinentes à l¹E.E.S.A.) ­ et dans ce cas précis, le storyboard s’est avéré un outil fabuleux, qui nous a permis de bien établir un plan de tournage, voire de rassembler deux ou plusieurs plans en un seul, avec l’incidence que cette opération pourrait avoir sur le temps de tournage imparti. Nous avons donc revu ensemble le découpage technique, discuté, essayé telle autre solution…

J’ai tenu à travailler sur un format A3 à l’italienne, sur un joli papier ivoire, avec un principe de bichromie pour notamment bien différencier les mouvements d¹acteurs des mouvements de caméra, ainsi que les plans montés/tournés. Beaucoup de diagrammes viennent pour «enluminer» tel mouvement de caméra que le dessin seul ne transcrirait pas de façon suffisamment précise : l’incertitude quant au poste de chef opérateur devait permettre à un candidat de dernière minute [NDLR : suite au départ du premier directeur de la photographie] d’avoir le moins possible de questions à se poser »

 

 "Mes diverses expériences m'ont avant tout appris à savoir ECOUTER avant de savoir dessiner ; j'adapte mon style graphique selon le sujet, l'ambiance du projet, et surtout selon les désirs du réalisateur. Mes connaissances en P.A.O. me permettent de fournir un document mis en page avec les dessins, les textes d'actions, des diagrammes techniques (en plan ou en élévation) ainsi que les dialogues"

Louis est membre de la Fédération Nationale des StoryBoardeurs Français ; veuillez consulter la page qui lui est consacrée surwww.fnsbf.com ou www.storyboard.fr , deux sites qui valent le détour !

Notre conseil : rencontrez-le avec votre projet : vous aurez alors tout le loisir pour échanger vos objectifs & points de vue respectifs !

Louis de Rancourt
14, rue de Toul - 75012 Paris
E-mail : gascaphigre@noos.fr

Expériences Pro.:

·        ANIMATION :  Studios Animages, Les Cartooners, PMMP, Rainbow Studios, Carrerre, Les films de l'Arlequin

·        PUBLICITE : RSCG, FCA !, BL/LB, Publicis et plusieurs autre agences

·         CINEMA : 3 court-métrages storyboardés, + illustrations de production

·        CONFÉRENCES/EXPOSITIONS : XV° Festival du film d'Action & d'Aventure de Valenciennes, 1ères Rencontres autour du scénario, du cinéma écrit et du Storyboard à St-Gratien

·         ENSEIGNEMENT : EESA, ESAT, EPSAA, CFT Gobelins, EFET, cours particuliers


 
 
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