Rien n'aurait sans doute pu se faire sans l'incroyable énergie déployée par notre super première assistante, Abigail Pannier-Fraino.
Des premières nuits blanches de préparation aux dernières journées noires de tournage, Abi s'est investie à 200% sur le film en gardant une pêche terrible
Préparatifs du court-métrage au 'Q.G.', de mai à juillet 2004
Toute léquipe se souvient de son 'Attention, silence !Moteur demandé ! Aaaaaactiiiii - iiiiiiiiiiiooooooooooooon', qui en a traumatisé plus dun sur le plateau de La Vieille... ![]()
Au de là de son professionnalisme, Abigail a toujours su garder la foi nécessaire dans les pires moments de doute et les deux réals lui doivent une fière chandelle. Entourée de son crew venu de Martinique, Abigail a mis le baromètre météo de La Vieille qui roulait au super sur "grand beau" ![]()
Après son récit et un bref portrait, découvrez en quoi consite exactement le métier de premier assistant réalisateur.
« Quand jai reçu le scénario de Jean-Stephane et Franck, jai tout de suite apprécié la manière dont le projet était présenté. Très professionnel dans lhabillage et la structure du dossier, jai dabord été agréablement surprise de voir une note dintention ! Souvent lorsque je reçois pour la première fois des projets afin dêtre assistante réalisatrice, la note dintention passe à la trappe alors que pour moi cest élément essentiel pour présenter un projet et simaginer une atmosphère.
Ensuite à la lecture du dossier, je me suis sentie tout de suite considérée parce que Franck et Jean-Stéphane me faisaient déjà partager leur aventure avec la manière dont ils racontaient lhistoire et la naissance du projet.
Il y avait déjà une liste technique et artistique avec des points dinterrogation..
Abigail sur le tournage de La Vieille qui Roulait au super
A mon premier rendez-vous pour rencontrer « les réalisateurs », jai tout de suite vu deux jeunes hommes sans prétentions, passionnés par ce quils allaient faire, et cherchant à être les plus professionnels possibles pour leur première expérience de court-métrage. Détendus et sympathiques, je rentrais dans la famille de « La Vieille» avec un énorme plaisir.
Beaucoup de travail a été fait sur le film, le découpage a été revu, le story-board retravaillé et les nuits blanches ont défilé la semaine précédant le tournage.
Cest dans une fatigue déjà bien présente quon a entamé le tournage et que jai pu découvrir le travail dun assistant réalisateur aux côtés non pas dun mais de deux réalisateurs!
Heureusement que les deux garçons étaient déjà deux très bons amis et que les heures de travail passées ensemble en préparation nous avaient vraiment réuni tous les trois sur une entente, une franchise, une spontanéité naturelle solidifiée par beaucoup de respect mutuel et de confiance.
Lexpérience que jai eue sur ce film a été, pour moi, une des meilleurs que jai pu avoir.
La préparation et le tournage de ce film ont été très réussis, preuve en est, la magie du tournage était bien là : la création dune vraie famille a été faite, La Vieille qui roulait au super restera gravée dans ma mémoire et dans beaucoup dautres de léquipe »
Première assistante réalisateurs

Thierry Lhermitte et Abigail Pannier, le 10 janvier dernier, à l'EESA.
Le rôle du premier assistant réalisateur est déterminant pendant la phase préparatoire du projet. Super coordinateur sur un plateau, son rôle avant tournage est moins connu du grand public. Voici, pour ceux qui découvrent les métiers du cinéma, en quoi il consiste
- Participer au découpage technique avec les réalisateurs et aux repérages
- Organiser les castings avec les réals pour le choix des seconds rôles, silhouettes ou figurants et compléter léquipe technique
- Assister les réalisateurs pendant les répétitions avec les comédiens
- Etablir les feuilles de dépouillement et le plan de travail. Ce document rassemble par rubriques tous les éléments nécessaires au tournage de chaque scène : décors, acteurs, costumes, accessoires etc. Il faut pour cela avoir déjà estimé la durée de tournage de chaque plan
- Etablir avec les réals et le chef op les plans au sol. Cest le document destiné à toute léquipe « images », qui précise les emplacements et axes de la caméra pour chaque plan.
- Communiquer à toute léquipe les feuilles de service regroupant tous les renseignements nécessaires à chaque journée de tournage : une sorte de «menu du jour». Léquipe découvre en effet à quelle sauce elle va être mangée
Contrairement à ce que lon pourrait croire, un film n'est jamais tourné dans l'ordre du découpage technique
et établir une feuille de service peut être parfois un vrai casse-tête !
- Rédiger avec les réalisateurs et le second assistant la fameuse "bible" du tournage, qui est remise à toute l'équipe technique et artistique et continet toutes les informations pratiques (coordonnées de chacun, plan d'accès, loueurs de matériel, contacts et numéros utiles etc.)
Cette liste n'est pas exhaustive et donnée à simple titre d'exemple : le rôle du premier assistant varie beaucoup en fonction du budget du film et surtout de la personnalité du réalisateur !
Diplômée de lESEC Paris (département Arts et Médias électroniques), Abigail Pannier-Fraino sest orientée vers le métier dassistante de réalisation après une solide formation complémentaire: un DEUG de Médiation Culturelle et un DEUG de psychologie.
Depuis La Vieille qui roulait au super, Abigail enchaîne les expériences au poste de première assistante réalisateur : Le frère, de David Mabille (Etant Donné Production), Arcanes de Mathieu Baziadoly (avec la participation de la SAE), Une belle déculottée pour lhumanité de Jochimek et Guedj (en AGDVX100) et L de Myriam Kerkour (avec la participation de luniversité de Paris St-Denis). Entre la Martinique et Paris, elle prépare aussi son futur film: Toc, toc...
Sur le tournage de La Vieille qui roulait au super, notre seconde assistante Céline Rossi était aux petits soins des nombreuses personnes quil fallait accueillir au HMC - la loge «Habits Maquillage et Costumes». Elle limitait aussi la présence de léquipe sur le plateau - argument « négocié » avec la direction du supermarché pour obtenir lautorisation de tourner pendant les heures douverture au public !
Dès le premier jour, plus de cinquante personnes se croisaient. Heureusement que Céline a mis de lhuile dans les rouages de cette grosse machine. Sérieuse, toujours souriante, du réveil (5h du mat) au coucher (vers 2h), Céline na pas usurpé son titre de « super miss public relations » ! Dynamique et patiente, malgré la fatigue de tout le travail préparatoire, elle cause, certes
mais avé son petit accent, cest une véritable bouffée danti-stress !
«En quelques mots, je suis : chiante
non, ce n'est pas bon ça, pour donner une bonne image de moi. Alors disons plutôt que je suis dynamique, enthousiaste, très bavarde, sérieuse dans le travail mais beaucoup moins dans la vie, têtue, spontanée et sensible. C'est mieux comme ça, non ? Jai eu toutes sortes dexpériences au cinéma, comme on peut voir sur mon CV, mais le tournage qui m'a appris le plus est sûrement celui de mon premier long-métrage : Automne. [NDLV: le fameux film dont parlait Agnès Conan]
Le scénario m'a fait rire : je l'ai trouvé original et très différent de ce qui se lit ces temps-ci. C'était frais mais jamais ridicule ni lourd. Bref, ça m'a donné envie de faire partie de l'aventure ! Le titre aussi, j'adore. Il donne déjà un avant-goût de l'esprit et du ton du film. Bravo à celui qui l'a trouvé ! C'est qui au fait ? [NDLV : on vous le dira très bientôt en rendant à César ce qui est à César
mais pour linstant, chut !]
On sentait que même les figurants nétaient pas là par hasard ou pour passer le temps mais qu'ils avaient une réelle envie de participer et de bien faire. Heureux d'être présents, patients, toujours de bonne humeur
merci à eux ! Je me souviens aussi de cette nuit blanche la veille du tournage. On dit que les emmerdes, ça rapproche mais les tournages aussi, peut-être même plus ! Attention, je me rends compte de ce que j'écris. Qu'il n'y ait aucune ambiguïté ! Ce nest pas parce que je parle de nuit blanche et de rapprochement qu'il y a anguille sous roche ou baleine sous gravillon. Ce fut une nuit de travail acharné !! [NDLV : on vous le confirme aussi
. pas de mérou sous caillou !]
Parmi mes meilleurs souvenirs, je garde en mémoire ma collaboration très sympathique avec Abigail : elle a plus qu'assuré ! Jamais un mot plus haut que l'autre et toujours des remerciements, ça fait plaisir. Collaboration avec une régie d'enfer, aussi !
Bon, passons aux choses sérieuses: les deux réals... Une belle découverte pour moi ! Ils sont très différents l'un de l'autre et finalement complémentaires. Et surtout, ils ont réussi un pari difficile qui est la réalisation à deux. Ce nest pas toujours facile, déjà au stade de l'écriture et de la préparation mais encore davantage sur le plateau. Chacun doit trouver sa place sans faire de l'ombre à l'autre et je trouve qu'ils y ont pas mal réussi même s'il y a eu quelques tensions (et c'est normal sous la pression) qu'ils ont su, je pense, mettre à plat tous les deux seuls.
On sentait bien que ce film n'était pas UN film qu'ils réalisaient mais leur bébé. Tout devait donc être parfait y compris cette "foutue" bible (certains comprendront). Je crois qu'ils ne doivent surtout pas s'arrêter en si bon chemin. Pour moi, il y a deux choses essentielles quand on veut réaliser: avoir un bon scénar (ils l'avaient) et avoir une envie et même un besoin de faire ce film et de réunir les conditions idéales pour le faire (jai ressenti ce désir là chez eux). Bref, ce sont tous les deux des personnes carrées dans le travail et très agréables en dehors; ça ne pouvait que fonctionner...
Merci à tous pour cette belle aventure humaine où personne n'a carburé au diesel. Bravo pour ce site génial ! Et j'espère que l'on pourra voir bientôt cette perle d'or noir raffinée, euh pardon, montée...»
Pour en savoir plus sur Céline, téléchargez son CV

Etre costumière, cest confectionner et trouver les costumes, récupérer, bidouiller, retoucher, repasser, habiller en temps et en heure les comédiens, silhouettes et figurants, faire attention aux petits détails...
A part laustère costume de notre mamy Josette -qui ne devait être ni celui dune vamp ni celui de Carmen cru, la consigne était claire : du bleu, du rose, du jaune, de l'orange... que des couleurs «qui pètent» ! Lidée était non seulement d'opposer la mémé au reste du monde, mais surtout de caractériser laspect visuel du « conte moderne » par un éventail de couleurs vives, intenses et éclatantes.
Passionnée de bouts de tissus et de bobines de fils,
«Après notre rencontre, je suis rentrée chez moi emballée par votre projet. Il y avait tant à faire pour une costumière ! Aux côtés dune équipe 'super' pro, j'ai trouvé sympa de mettre en scène une mémé acariâtre. En fait, le scénario était assez drôle, avec un superstoryboard, loin des histoires violentes ou morbides qu'on voit souvent!
Il y avait une réelle intention dauteurs : pour la Vieille, il a fallu chercher le sac le plus miteux, la robe la plus ringarde, les chaussures les plus "Méphisto attitude". Donc, trouver le costume de Josette fut... amusant... mais un peu difficile. Mais c'était, je l'avoue, quand même très sympa de voire Catherine en «Vieille». Que du vif pour les figurants, mais pas droit au rouge ni au blanc... pas de rayé : ça, ce fut un peu déstabilisant. Bon, ça va, personne n'a été trop récalcitrant à mettre des vêtements aussi flashy !
Une chose seulement : tourner dans un Monop, cest la misère ! Surtout les meeeeeerveilleuses, agréables, courtoises, gentilles clientes de plus de 60 ans ;) Ah, si, une autre petite chose: j'ai adoré qu'on me raconte l'histoire de la chemise bleue sur fond bleu, et jaurais aimé voir vos têtes à ce moment là... M'enfin si j'avais été à lEESA, j'aurais été morte de honte! Bon, encore une autre: la claque...
Du fou rire au rayon papeterie, à la vision de tout le monde qui roupillait sur le balcon, en passant par lessayage de soutien gorge en arrière plan de lavant dernière scène, beaucoup de bons souvenirs resteront ! Au fait, vous savez pourquoi on dit« soutien gorge »? C'est parce que sous louis XVI, la poitrine était appelée gorge ; d'où l'expression,en costumerie dépoque "gorge profonde" pour un très grand décolleté... [NDLV ('Note De La Vieille') : merci Géraldine pour cette leçon dHistoire très sexy ! Bon... le mot de la fin ? ]
Pas de mort, pas de blessé grave, pas de dépression... Tout est bien qui finit bien ! Maintenant, j'attends le DVD collector édition 3 de La Vieille avec un bout du foulard de Josette dans le coffret, ok? Pas besoin de vous souhaiter bonne chance, vous l'avez économisée pendant le tournage, il vous en reste d'avance ! »
Pour plus d'infos, téléchargez le CV de Géraldine
L'univers que l'on souhaitait porter à l'écran était suffisamment déterminé pour singulariser la mise en scène de La Vieille qui roulait au super : l’image du supermarché devait clairement apparaître comme une sorte de cocon esthétique, en gommant le côté froid qui émane des endroits aux lumières crues.
Pourtant, pendant la phase préparatoire du film, personne n’avait évoqué la nécessité d’un «chef déco» pour tourner dans un supermarché. Or, c'était bel et bien indispensable et l’on décida quelques jours avant le tournage du film de faire appel à Agnès Conan. « C’est l’envie de redevenir accessoiriste et la lecture du scénario qui m’avaient motivées à rejoindre le projet. » raconte Agnès. «J'ai vite compris en arrivant sur le plateau que j'allais devoir fournir un important boulot en déco mais au début, je savais pas trop comment m'y prendre. Heureusement que mon travail ne s’est pas limité aux accessoires en fait, sinon je me serais ennuyée à mourir! Du coup, j'ai trouvé l'expérience extrêmement enrichissante et, ma foi, plutôt amusante!»
Les trois premiers jours, notre chef déco et accessoires s’est le plus souvent transformée en "bricolo girl" ... Par exemple « quand il a fallu que je recolle des sucettes à la super glu... Je me demande si cela fait partie de mes meilleurs ou mes pire souvenirs. Mais en tout cas c’était drôle! », souligne-t-elle. Au final, Agnès « garde de très bonnes impressions de ce tournage. Une équipe fort sympathique, des gens motivés et intéressants, qui bossent bien, bref une bonne ambiance générale malgré des conditions de tournage pas toujours aisées…».
C’est justement ce que nous allons faire très prochainement en partant à la rencontre de Céline Rossi, notre seconde « super » assistante. On ne va pas se priver de lui demander... Pour en savoir plus sur Agnès Conan, téléchargez son CV
Sur le plateau, ce fut un véritable travail d’équipe pour refaire souvent dans l'urgence la décoration de certains plans… Tout le monde prêtait main forte pour déplacer des étagères entières, transporter des têtes de gondoles, manipuler des objets : pour chaque plan, on refaisait les rayons, on alignait les produits, on les assemblait par couleurs… sous le regard effaré de l’aimable direction du Monoprix Italie ! Pour Agnès, «chacun a fait son possible pour que le film fonctionne, et je trouve que c'est un pari plutôt réussi. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ce fut jouissif de déplacer les rayons du Monoprix!»
Le quatrième jour, pour le tournage des scènes à effets spéciaux, à l’EESA, c’est elle qui manipulait les objets du panier de Florencia à l’aide d’une tige, devant le fond vert, en simulant leurs mouvements en apesanteur. « Tout le travail de maquettisme en 3D, avec Pascal Charpentier, restera un moment fort et inoubliable! Quand même, ça c'etait une sacré expérience, et puis j'en ai appris des choses... »
A seulement 22 ans, mademoiselle Agnès (ou "la grande bambi"
, c'est comme vous voulez) a encore tout l’avenir devant elle : « C’est à Paname que je me forme aux métiers de l'image et du son... En ayant commencé par être assistante monteur, je me dirige lentement mais sûrement vers la déco. » Et un début de parcours prometteur: « Au cinéma, j'ai participé à six ou sept courts-métrages en qualité soit d'accessoiriste-déco soit de régisseur, soit de chef monteuse. J'ai également à mon actif, et c’est ma fierté, une expérience d'assistante-monteur sur un long-métrage en super 16 très enrichissant... mais difficile! J'ai aussi été silhouette sur ce long métrage, un "rôle" éprouvant, demandez à Céline ‘mise en scène’! ».
|
L |
envie de faire ce film est partie dun lieu révélateur de notre société. Il y a de largent et des désirs qui circulent, on y trouve des gens pressés, dautres qui viennent flâner, vagabonder Bienvenue dans votre supermarché de quartier.
Qui na jamais rencontré une mamie Josette, aux détours dun rayon ? Le genre de personnalité grincheuse, acerbe et renfrognée dans sa solitude, qui déroute tous ceux quelle croise. Un personnage à la fois cynique et sarcastique, mais pour lequel on ne peut quéprouver finalement une certaine tendresse. Car Josette réussit cet exploit : émouvoir tout en faisant grincer des dents. Personnage central, cette vieille dame qui roule (son caddie et son monde) au supermarché est en outre lun des vecteurs déterminants de la mise en scène. La caméra nhésite pas à prendre place dans son regard nous livrant sa vision du monde au vitriol et ses réflexions en voix off.
Les autres personnages ne sont pas en reste : un homme que tout le monde prend pour une star alors quil nest en rien son sosie ; et une jeune femme qui représente la joie de vivre, la part "animale" et épanouie de lêtre humain. Le quiproquo va devenir une force libératrice et leur rencontre seffectuera par leffet de la pure dynamique du récit. A travers leurs regards qui se croisent et leurs émotions, cest la vie que nous voulons filmer.
De la caricature d'une réalité collective aux sarcasmes de la vieille femme découlent plusieurs rythmiques propres à la mise en scène.
Les décors et costumes hauts en couleurs forment une sorte de cocon esthétique. Avec des teintes légèrement saturées, des compositions de lumières plus esthétisantes que réalistes, limage nous plonge de facto dans lunivers du conte. Les effets spéciaux accentueront le côté « poétique » du film. La musique aura une portée considérable sur la dramatisation de laction. Nous avons réduit les dialogues à une ou deux répliques par acteur seulement, afin de mieux laisser entendre les émotions que véhiculent les mélodies, les jeux de regards et, au montage, le rythme endiablé des plans...
Ni psychodramatique, ni violent, ni donneur de leçon, ce conte moderne et fantaisiste sest donné pour seule ambition de raconter une histoire « tout public » à la fois très simple dans sa narration, rythmée et poétique dans sa mise en scène, touchante et drôle par ses personnages...
Tout repose sur lalchimie de ces quelques facteurs réunis.

Franck CONFINO
co-auteur, co-réalisateur, producteur exécutif
Jean-Stéphane BEETSCHEN
co-auteur, co-réalisateur, monteur
Plus de deux mois de gestation, trois mois de préparation, quatre semaines de répétitions, cinq jours de tournage et déjà sept mois de travail pour seulement huit minutes dun film
Lorsquon est co-auteur, le matériau dun film se constitue à partir des discussions qui précèdent lécriture proprement dite. A quatre mains, le problème nest pas la rédaction dune dizaine de pages mais la préparation, les discussions et le temps que demande lidée avant de prendre forme. Quand lun et lautre exercent en parallèle une activité professionnelle, cela demande en outre beaucoup dénergie, de disponibilité et dheures de sommeil sacrifiées à sa passion.
Exactement à linverse de la « nouvelle vague », dans un film très visuel comme celui-ci, nous voulions être totalement responsables de nos écrits et capables de visualiser toute la mise en scène avant le premier coup de manivelle.
Ainsi, dès la rédaction de la continuité dialoguée, il nous avait semblé nécessaire de rédiger un brouillon de découpage technique : nous « tenions» lidée, le lieu et les personnages mais il restait encore à décortiquer la mathématique du récit, pour trouver un rythme voire des algorithmes à cette histoire toute simple, sans autre ambition que faire (sou)rire et divertir un public très large.



