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Mercredi 12 janvier 2005

       A ce moment, Thierry Lhermitte contient encore son rire et Christian Turpin essaye de garder son sérieux...

 

C'est Christian Turpin qui inaugure cette nouvelle rubrique, dans laquelle nous mettrons en lumière le travail de tous les comédiens, des plus petits rôles aux plus grands : d'abord les figurants et silhouettes, puis les trois acteurs principaux (Catherine Giron, Laurent Papot et Florencia Cano-Lanza) en terminant bien sûr par Thierry Lhermitte!

 

Aucun comédien du film n'était 'amateur'. Mais parmi les silhouettes et figurants, on trouvait à la fois des professionnels… et comme Christian Turpin, des amis ou simples connaissances, ayant pour point commun la passion du cinéma, un enthousiasme sans faille pour le projet, ou seulement la curiosité de vivre l'effervescence sur un plateau.  

 

A quoi peut ressembler une journée de tournage du point de vue d’un figurant ? Rédigé sous forme de nouvelle, c'est parfois aussi drôle que le film qui est en train d'être tourné ! Voici donc le mini scénario parallèle, qui s'est déroulé dans le parc Meliès, lundi dernier. Et ce n'est pas du cinéma !

 

                                   Thierry, Christian et Franck en plein tournage...

«La  journée du lundi 10 janvier fut vraiment inattendue et déroutante. La veille, Jean-Stéphane Beetschen me téléphone et me dit qu’ils avaient pensé à moi pour donner la réplique à Thierry Lhermitte dans leur court métrage « La vieille qui roulait au super » : « Simplement la voix dans une phrase ; et c’est pour demain lundi ». Stupéfaction de ma part !! Pourquoi ? Parce qu’ils (lui, Frank Confino et les autres) comptent faire reprendre à TL une réplique connue d’un de ces films et où le mot « vieux » intervient ; or il semble que je sois le seul vieux (Vieux moi ? tout juste un peu retraité ! [NDLV* : allez, surtout ne le prends pas mal, vieux !  ]), avec ma petite barbe mal rasée, que ces jeunes connaissent et peuvent solliciter rapidement. Une heure après, rappel de JSB : « Finalement je vais aussi être filmé et je dois venir avec trois chemises unies différentes, donc non rayées et pas noires ni vertes ». Re étonnement ! Mais je dis OK car je suis libre demain et … curieux. Rendez-vous à 14h30’ à Orly ville au parc Méliès où se trouvent les studios de l’EESA, l’Ecole européenne supérieure d’Animation, où JSB est en 3ème année. Et je reçois par e-mail un itinéraire très bien fait.

 

Pas d’embouteillage ; j’arrive en avance vers deux heures. Je fais les cent pas devant le bâtiment du studio, proche d’un centre médical. Un parking avec des voitures en épi. Un homme m’interpelle : « Elle est à vous cette voiture ? » me demande-t-il en me montrant une belle voiture ?  - «Oh pourquoi pas ! dis-je admiratif devant cette voiture » - « Alors on va faire un constat car vous m’avez éraflé ! ». Effectivement, « ma soi-disant » voiture était garée en diagonale et en reculant avait percuté l’aile de la voiture d’à coté … encore plus neuve et jolie : celle de l’homme m’interpellant ! Je m’empressai de réfuter mon affirmation, disant en riant que c’était pour rire, etc. etc. et l’homme dut continuer à chercher le vrai propriétaire. Mon humour devenait-il dangereux ?

 

Revenant alors vers la porte du studio, je vis une dame plus très jeune, 55 ans environ, adossée au mur et attendant. La regardant bien, je reconnus l’actrice jouant « la vieille » dans le film où j’allais moi-même donner la réplique à Thierry Lhermitte ; en fait je ne l’avais vu que maquillée et sur les rushs que Frank Confino le producteur m’avais envoyé sur mon e-mail au fur et à mesure du tournage. Je m’approchai de cette dame, histoire de lier conversation jusqu’à 14h30’ : « Bonjour madame, c’est vous la vieille ? » dis-je avec un large sourire de bienvenue. La dame me regarda l’air ahuri, ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Je compris très vite que je m’étais trompé : « Oh excusez-moi madame, je vous avais pris pour une autre », et je m’esquivai vers le parc. Mais j’entendis un clic-clac derrière moi et me retournai : c’était la « vieille » qui essayait de me rejoindre en clopinant avec une canne anglaise et qui, ayant retrouvé la parole me criait : « Pourquoi m’avez-vous traité de vieille ? J’ai un rendez-vous au  Centre médical et j’attends l’heure ; pourquoi m’avez-vous appelé « la vieille » ? … ». Je m’arrêtai, l’attendis et lui dis : « Nous tournons un film (et je tendis le doigt vers une pancarte en papier posée pour indiquer la porte du studio) et je vous ai pris pour l’actrice principale. Mais effectivement vous n’êtes pas si vieille … ». La dame, à l’élocution sûrement difficile, de nouveau tarda à assimiler mon information, se demandant si je me moquais de nouveau d’elle : j’en profitai pour partir très vite hors de sa vue vers le château. Décidément, il devenait dangereux pour moi d’ouvrir la bouche en ce lieu ! [NDLV* : bien entendu, Catherine Giron, notre bonne "vieille", n'était pas présente ce jour là ]

 

Cela laissait bien mal augurer des tentatives d’humour du film et de la réplique que j’avais à donner à Thierry Lhermitte.

 

      Quand, en aparté, Thierry Lhermitte n'arrive plus à se retenir... il communique son fou-rire à tout le plateau 

 

Et plus tard effectivement, Thierry Lhermitte fit comprendre qu’il ne voulait pas qu’on fasse ostensiblement des clins d’œil de cinéphiles avec d’anciens de ses dialogues [NDLV : pas seulement. Il s’agissait effectivement d’une idée de dernière minute hasardeuse car elle tronquait l’idée du scenario. Mais en déjeunant avec Thierry Lhermitte, il nous a rappelé qu’il jouait le « vrai Thierry Lhermitte », pas l’un de ses rôles ! Donc les réals sont revenus à leur intention première, en approuvant cette lecture très juste qu’avait fait l’acteur de son rôle ]: donc exit le mot « vieux » dans ses paroles. A priori, ma présence n’était plus utile, et sûrement seule l’inertie des choses fit que je conservai mon rôle.

[NDLV : en fait, on t'a gardé parce que tu es sympa et l’un des parrains du projet à ses débuts. Ensuite parce que c’est grâce à toi qu’on a enfin pu mettre la main sur Thierry Lhermitte via le produteur du film Qui perd Gagne, Daniel Wurhmann; un parrain de coeur dont on vous reparlera très prochaiement. Enfin et surtout car c'est toi qu'on 'voyait' pour le rôle    ]

                                                                Christian et Jean-Stéphane dans le studio d'enregistrement de l'EESA

 

Quant à ma propre réplique, prévue initialement (« Oh rien, il paraît qu’il y a Thierry Lhermitte au fond du magasin »), elle devint successivement au fil d’une quinzaine de répétitions : « Oh rien, il paraît qu’il y a Thierry Lhermitte là-bas » puis « Oh rien, il paraît qu’il y a Thierry Lhermitte » puis « Oh rien, paraît qu’y a Thierry Lhermitte »... Et finalement, après une modification pleine d’humour demandée par l'acteur lui-même, suite à un bégaiement de ma part sur « Thierry », ce fut « Oh rien, paraît qu’y a Bernard Lhermitte ». 

 

On en resta là, Thierry Lhermitte étant pressé[NDLV* : il enchaînait effectivement avec l'émission 'Qui veut gagner des millions? pour les victimes du tsunami', aux côtés d'Alain Chabat... et nous avions la 'bonne' prise! ]: on ne supprima donc pas Bernard alias Thierry. Heureusement car il ne serait « oh rien » resté du dialogue de cette séquence de « La vieille qui roulait au super ».

 

Christian Turpin

 

(*) NDLV = Note de la Vieille

Par Francky
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Lundi 24 janvier 2005

La « fameuse » scène de la claque : ce moment d’une violence extrême a laissé des traces sur les joues de Laurent Clemot et dans les esprits de ceux qui assistèrent au casting comme au deuxième jour de tournage…

Retour sur une séquence forte du making of, interdite au moins de 16 ans.

 

Le décor est planté : fin juin, les réals et leur super assistante organisent un casting filmé digne de Popstar pour attribuer les rôles secondaires des silhouettes et figurants… Beaucoup postulent pour apparaitre 3 secondes à l'écran. Parmi les figures de style imposées, il y a la scène de la femme (très) jalouse qui gifle son mari à l’arrivée de Florencia. Les candidates se succèdent et, n’osant pas faire de mal, effleurent à peine les joues de leurs partenaires: peu crédibles 

 

Lorsque c’est au tour de Maud Jaubert, le courageux Laurent Clemot se porte gaiement volontaire. Il ne le regrettera pas et sera remercié par un coup brutal en pleine figure… dont le bruit résonne encore dans mes oreilles

 

Le jury ne pouvait qu’être impressionné par un tel réalisme et attribua les rôles sur le champ 

 

Le pauvre Laurent n’était pas au bout de ses surprises : pour lui, le meilleur restait à venir ! Découvrez donc le récit d’une silhouette héroïque… les mauvaises langues diront un tantinet masochiste  

                                                               - "Même pas mal !"

 

"L'homme à la claque" : tel était l'intitulé de mon rôle dans le court-métrage. Je me permets de le corriger par "l'homme aux claques" qui correspond davantage à la réalité. Ma joue droite a certes connu officiellement un "attouchement", mais en fait, elle a flirté pendant une heure avec 9 contacts profonds si je compte les répétitions avec ou sans caméra et les différentes prises. Je reconnais ma naïveté : je pensais qu'une seule claque allait être nécessaire après le clap, je n'avais pas pris en compte la complexité technique de la scène. Aucun cascadeur pour me doubler, malheureusement ! Pour assurer une meilleure vraissemblance de l'action, la méthode la plus adaptée consistait selon moi à ne pas simuler. Ce fût le cas, aucune tricherie. La (les) claque(s) étai(en)t bien réelle(s).

A la fin de chaque prise, j'avais envie de courir plonger la tête dans la glace du bac à poisson du magasin.  Si au début je maîtrisais la douleur, je commençais à avoir plus de difficulté à me concentrer après les 4 premières claques.
Je fus proche du désespoir lorsqu'après le "elle est bonne, on la garde" des réalisateurs, j'entendis "non, finalement, on la refait".


Laurent Clemot a également joué la doublure
main du ''vrai'' Laurent Papot !

 

Damned ! C'était sans nul doute le prix à payer pour avoir le droit de déshabiller du regard la belle héroïne du film.

Pourtant, je savais à quoi m'attendre après le casting. Je donnais alors la "réplique" à ma future femme (beaucoup trop) jalouse. Pour tourner devant le jury, ma partenaire décide d'enlever sa bague pour éviter de me faire mal. "Tu peux la garder, cela ne me dérange pas" lui ai-je dit. Elle l'a malgré tout retirée de son doigt. Heureusement, sinon.... Une violence sans précédent s'est abattue sur ma joue détendue. Rarement claque ne m'aura fait autant souffrir. Pendant un bon bout de temps, tout le monde pouvait aisément compter sur ma figure les 5 doigts de la main de mon boureau. Un homme battu, voilà ce que j'étais devenu! Le réalisme de la scène avait séduit le jury. J'étais fait pour le rôle :-( . Super, des claques en perspective.

Je tiens à remercier ici toutes les personnes présentes à proximité le jour du tournage qui me soutenaient en me disant : "oulala, elle est rouge ta joue !". C'était donc parfait pour le rôle (beaucoup moins pour l'individu); la scène de la claque devait être réaliste à l'écran. Heureusement tout de même que les meurtrissures n'étaient pas suffisamment profondes pour être visibles à la caméra... et pour la suite de ma vie !

Depuis cette expérience, brève mais marquante, j'hésite encore entre une carrière à la "Bud Spencer et Terence Hill" ou à la "Pierre Richard".

 

La première hypothèse semble la plus vraisemblable au regard du nombre et de la force des frappes reçues.
Malgré un rôle vécu en partie dans la douleur et la souffrance, je tenais à remercier les réalisateurs de m'avoir fait confiance. J'espère avoir répondu à leurs attentes ;-) .

 

Je garde de très bons souvenirs de l'équipe (et de ma partenaire ??), du tournage et de la bonne ambiance sur le plateau."

L'homme à la claque  <--- vous pouvez lui adresser un mail de soutien !


Par Francky
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Mercredi 2 février 2005

 

 

Nom : FLORENCIA CANO-LANZA
Lieu de naissance : Buenos Aires (Argentine)
Lieu de résidence : Paris (France)
Taille : 1,68 m
Cheveux : longs, châtain clairs
Yeux : noisettes
Signes particuliers : bombe latine...

 

 

 

 

 

 

 

Quand Florencia Cano-Lanza entre en scène, c’est tout le soleil de l’Amérique latine qui illumine le plateau

 

Florencia était tout naturelleme

nt faite pour  le rôle de la "nymphette" : il avait ainsi été écrit pour elle, dès sa première version.

 

Tout ce que Florencia fait, c'est par amour : amour du métier, amour du public, amour tout court. Malgré ses allures de femme fatale, cette actrice à l'accent sud américain est restée une petite fille avec ses peurs et ses rêves. Dans ce milieu d'artifices, elle veut qu'on l'aime et se donne tout entière pour ses rôles.

 

 

 

 

Pour La Vieille qui roulait au super, les répétitions ont été nombreuses et Florencia a fait de gros efforts, en s'y investissant beaucoup !

 

Ainsi, elle a donné le meilleur d’elle-même pendant les quatre jours de tournage. Et dans le rôle de la bombe, rien à dire : elle explose

 

Sur le plateau, la rencontre «humaine» entre Florencia et Catherine était magnifique à voir : au-delà d'un certain "air de famille" qui avait motivé notre choix du casting, on aurait vraiment dit qu’il y avait un lien de filiation qui les unissait ! Quant à Laurent Papot, c’est un «vieux» complice de Florencia : ils se connaissent depuis le cours Florent et depuis, n’arrêtent pas de se croiser sur les planches… d'où les étincelles, dès qu'ils se retrouvent !

 

 

Quatre vieilles questions à à Florencia CANO-LANZA

 

 

La Vieille : En quelques mots, qui es-tu Florencia ?

 

Florencia CANO-LANZA : Je suis une Argentine passionnée par l’art depuis ma tendre enfance. J’aime la vie et je la prends avec amour, pour en profiter avec les autres. Le cinéma, c'est définitivement ma passion. Et l’expérience de ce métier m’a permis de fréquenter toutes sortes de personnalités, avec qui je partage l'écran comme la scène…

 

 

LV : Qu'est-ce qui t'a motivé à rejoindre le projet ?

 

Florencia CANO-LANZA : Les créateurs! C'est très motivant de travailler avec des artistes de son temps comme Franck et Jean-Stéphane. J’ai trouvé leur projet ambitieux : un point marqué, en ma faveur! Ils ont tout pour réussir : sur ce film, il leur manquait juste un peu plus de temps… En tous cas, je les remercie pour leur confiance.

 

 

 

 

LV : Tes souvenirs de La Vieille Qui Roulait Au Super ?

 

Florencia CANO-LANZA : Je garde de très bonnes impressions des répétitions et du tournage. Sur le plateau, j’ai rencontré plein d’individus passionnants ou très amusants et j'ai passé quatre jours inoubliables. Je me suis beaucoup amusée à jouer ce rôle d’un personnage à la fois sulfureux et naïf… Oserais-je avouer que j’ai ça quelque part en moi aussi. ?

 

 

 

LV : Que fais-tu en ce moment ?

 

Florencia CANO-LANZA : Je travaille toujours dans un restaurant latin très connu à Bastille à titre purement alimentaire, jusqu’à ce que je puisse enfin vivre de mon métier d’artiste. Je continue le théâtre et les castings d'ailleurs dans quelques jours, courant février, je vais jouer "Fin de partie" de Beckett, au théâtre de Nesle. Ensuite, en mai, je serai à l’affiche avec... Laurent Papot himself dans la pièce "Macbeth" de Ionesco.

 

 

 

 

De formation académique (diplômée du Cours Florent), Florencia Cano-Lanza a aussi suivi des cours de danse, diction, doublage, comédie musicale, technique du chant, improvisation et mime ! 

 

Florencia a déjà un parcours impressionnant avec de nombreuses expériences au cinéma(courts et longs métrages), théâtre, télévision (pub ou séries), aussi bien en France qu'à l'étranger...

 

 

Pour en savoir plus sur Florencia, contactez-la 

 

 

Par La Vieille
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Vendredi 4 mars 2005

 

Dans le rôle du vigile de supermarché, Akim Louhab nous confie ses sentiments et ses vérités sur un métier ingrât : non pas celui de vigile mais de figurant !

 

La quarantaine fleurissante, Akim décide de tenter sa chance dans le monde du cinéma. Pourquoi? Ce grand rêveur, qui refuse le quotidien, veut tout simplement vivre une existence hors du commun. Ingénieur dans la vie, il n’a jamais approché de près ou de loin le 7ème Art mais entre dans ce milieu « si fermé » grâce à un ami.

Akim confirme alors l’expression « la chance du débutant »: pour sa première apparition à l'écran, il figure aux côtés de Jean-Claude Vandamme comme légionnaire dans le film du même nom.
Après cette expérience assez inédite, Akim enchaîne les castings et fait l’expérience de la dure réalité du métier : il prend conscience que les figurants sont traités comme du bétail.

Attendre des heures dans le froid ou sous la pluie, déambuler devant des dizaines de gens comme un animal de foire pour entendre déglutir, enfin, « on vous rappellera », dans le meilleur des cas…

Mais un jour, il est retenu pour le tournage du court-métrage de La Vieille qui roulait au super, où il découvre une ambiance complètement différente. Même s’il n’est resté que quelques heures, il a repris confiance en lui. Le cinéma c’est aussi des rencontres avec des gens de toutes couleurs, de tous passés. Akim a pris conscience qu’il n’était pas le seul à « galérer »…

 

Grâce à une atmosphère "bon enfant", notre vigile a ressenti beaucoup de plaisir et rechargé ses batteries. Il espère que le film aura la place qu’il mérite. Aujourd’hui, Akim continue de courir les castings et peut-être décrocher un rôle où cette fois, il aura la chance de faire entendre sa voix.

 

 

Silhouettes ou figurants:  quelle différence ?

Bonne nouvelle pour Akim! Au générique, il ne sera pas figurant mais silhouette ! Car contrairement à l’idée reçue, dans le vocabulaire technique du cinéma, les silhouettes ont un rôle plus important à jouer que les figurants.

 

Selon la défintion officielle, les silhouettes "se détachent du lot par une fonction accessoire individuelle" (le cas d'Akim) tandis que les figurants "forment un décor humain dont les individus se distinguent à peine".

 

Le "vrai" vigile du Monoprix Italie :
désormais une vieille connaissance!

Pour en savoir plus sur Akim, contactez-le!



Petite perle de notre "ami" JCVD () récemment publiée...




Tout est dit, non?

Vous en redemandez encore? Cliquez ci-dessous à vos risques et périls.

Téléchargez la vidéo de JCVD à la Star' Ac!     Visitez le site d'un "ami" de JCVD

Par Marie Chipponi
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Jeudi 10 mars 2005

 

Derrière le masque de la Vieille, celle qui roule au super, se cache Catherine Giron.

 

Quelques heures avant de se produire sur les planches, dans Les Palmes de Monsieur Shultz, cette grande dame de la comédie nous reçoit, tout feu tout flamme.


<< Quel parcours ! Pendant que Catherine Giron me raconte son chemin de croix vers le théâtre où elle joue le soir même, mille et un visages tournent autour de moi.

 

Elle me parle de mille rôles, tous différents, tous endossés avec la même passion...



 

Pourtant rien ne la prédestinait à suivre sa bohème. Catherine Giron commence par deux années d'études de médecine avant de se laisser attirer par le théâtre. Tout débute avec une troupe d’amateurs, où Catherine se sent sur scène « comme une reine ». Elle enchaîne les stages : du chant en passant par la danse et plusieurs apprentissages avec Stanislawski, Ariane Mnouchkine et Guy Freixe.

 

À partir de 1978, Catherine devient professionnelle. Elle alterne théâtre classique et contemporain, décroche des rôles dans des longs et courts-métrages et dans des séries télé. Touche à tout, aussi bien à l’aise devant une caméra que devant un public, c'est un véritable caméléon.

 

Catherine Giron s’ouvre alors à la vie et en accepte tous les cadeaux. Vive, spontanée, consciente que vivre de son métier artistique est une chance, elle ne s’arrête pas et le dit elle-même : « Que pourrais-je faire d’autre ? ». Pourtant, dans la réalité, il lui est encore difficile d'atteindre le haut de l'affiche. Alors, entre deux tournées théâtrales, elle court les castings, enchaîne les courts métrages… Catherine reste toujours active!

 

 

 

Cette formidable énergie, Franck Confino et Jean-Stéphane Beetschen l’ont ressentie tout de suite. De brefs échanges sur Internet et dès le premier contact, un vrai coup de foudre : leur héroïne, ce sera elle! Bien que Catherine soit beaucoup plus jeune que la Vieille, précisons le, les réalisateurs ne voyaient personne d’autre à sa place.

 

Cette confiance instaurée d’office a troublé notre actrice, qui se sentait désorientée et qui ne pensait pas s’adapter à leurs désirs et à leurs attentes.

 

« Catherine? Une évidence! Beaucoup de candidates avaient répondu à l'annonce du casting sur Internet mais là, ce fut un coup de foudre immédiat. Au-delà de sa ressemblance physique troublante avec Florencia Cano-Lanza  (l’actrice qui joue sa petite fille), il y avait sa motivation, son énergie, sa joie de jouer, son ouverture d'esprit et une symbiose totale avec l’équipe naissante, raconte Franck. Cela valait bien les frais supplémentaires en maquillage! En effet, Catherine a tellement peu de rides, qu’avant le premier essai de vieillissement, le latex a même été envisagé... »

 

 

 

Pourtant, la veille du tournage, Catherine a des doutes: une actrice plus vieille n’aurait-elle pas fait mieux l’affaire? Pourra-t-elle « tenir » le rythme du marathon imposé par un plan de travail très lourd et un planning très serré? Elle confie ses doutes aux réalisateurs et envisage même d'abandonner. Avec leur première assistante, Abigail Pannier, ils trouvent les mots pour que Catherine retrouve confiance en elle…

Dès le premier coup de manivelle, Catherine leur donne le meilleur d'elle même… Tenace et grâce à son incroyable énergie, elle surpasse les conditions difficiles, se laisse porter par son personnage, le rythme et la synergie du groupe.

 

Dans cette course contre la montre, elle passe au mode « turbo » pour que le film puisse finir d’être tourné à temps. A la fin, c’est même elle qui regonfle le moral des troupes! 

Moments forts du making of: quand Catherine, pendant les pauses, sympathise avec des mamies plus vraies que nature, les unes intriguées par cette homologue «star», les autres venues simplement papoter avec une copine "de leur âge"... à voir absolument!

 

 

   EPLIOGUE  

 

Pour Catherine Giron, le tournage de La Vieille qui roulait au super a confirmé son envie de se tourner définitivement vers le cinéma. Un milieu certes différent du théâtre, qui demande beaucoup d’énergie et de don de soi.

 

Sur les planches, le comédien est roi, devant une caméra l’équipe compte, chacun à un rôle bien précis et l’acteur doit s’adapter et être prêt à tout moment.

Le cinéma est un défi pour Catherine qui mérite son nom en haut de l’affiche d’un long métrage.

 

En attendant, elle a d’emblée dit oui pour incarner à nouveau le personnage de la Vieille dans ses prochaines aventures… >>

Marie

 

 

Comme en témoigne son CV, Catherine GIRON multiplie les rôles au théâtre mais également au cinéma (courts et longs métrages), séries télé. Extrait:

CINEMA

- Les jolies choses – Gilles Paquet-Brenner              
- Un monde presque paisible – Michel Deville

- Une journée ordinaire- Maurice Lamy
- Un cœur à la dérive – Chi Yin
     

THEATRE
Cie CRESCENDO –  Théatre du Funambule

mise en scène Patrick Blandin
-Deux Crimes Parfaits - Michel Deque - Victorine (2002)
- A qui ma femme – G. Feydau -  Jenny  (2003)
- Un Air de Famille - La Mère –(2002-2003)
Actuellement -
Les Palmes de M. Schutz – Georgette – depuis novembre 2002
et tournées jusqu’en 2005.

 

 

Pour en savoir plus, téléchargez son CV ou consultez sa fiche sur IMDB.            

 

 

Par Marie Chipponi
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