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Vendredi 31 décembre 2004

"La Vieille qui roulait au super" by Alex

Que 2005 soit pour tous nos vieux amis
et
  vieilles
rencontres une super année
pleine de chouettes projets qui
roulent !

 

Mardi 28 décembre 2004

Sur le tournage de La Vieille qui roulait au super, notre seconde assistante Céline Rossi était aux petits soins des nombreuses personnes qu’il fallait accueillir au HMC - la loge «Habits Maquillage et Costumes». Elle limitait aussi la présence de l’équipe sur le plateau - argument « négocié » avec la direction du supermarché pour obtenir l’autorisation de tourner pendant les heures d’ouverture au public !

 

Dès le premier jour, plus de cinquante personnes se croisaient. Heureusement que Céline a mis de l’huile dans les rouages de cette grosse machine. Sérieuse, toujours souriante, du réveil (5h du mat) au coucher (vers 2h), Céline n’a pas usurpé son titre de « super ‘miss public relations’ » ! Dynamique et patiente, malgré la fatigue de tout le travail préparatoire, elle cause, certes… mais avé son petit accent, c’est une véritable bouffée d’anti-stress !

 

 

«En quelques mots, je suis : chiante… non, ce n'est pas bon ça, pour donner une bonne image de moi. Alors disons plutôt que je suis dynamique, enthousiaste, très bavarde, sérieuse dans le travail mais beaucoup moins dans la vie, têtue, spontanée et sensible. C'est mieux comme ça, non ?  J’ai eu toutes sortes d’expériences au cinéma, comme on peut voir sur mon CV, mais le tournage qui m'a appris le plus est sûrement celui de mon premier long-métrage : Automne. [NDLV: le fameux film dont parlait Agnès Conan]

Le scénario m'a fait rire : je l'ai trouvé original et très différent de ce qui se lit ces temps-ci. C'était frais mais jamais ridicule ni lourd. Bref, ça m'a donné envie de faire partie de l'aventure ! Le titre aussi, j'adore. Il donne déjà un avant-goût de l'esprit et du ton du film. Bravo à celui qui l'a trouvé ! C'est qui au fait ? [NDLV : on vous le dira très bientôt en rendant à César ce qui est à César… mais pour l’instant, chut !]

 


On sentait que même les figurants n’étaient pas là par hasard ou pour passer le temps mais qu'ils avaient une réelle envie de participer et de bien faire. Heureux d'être présents, patients, toujours de bonne humeur… merci à eux ! Je me souviens aussi de cette nuit blanche la veille du tournage. On dit que les emmerdes, ça rapproche mais les tournages aussi, peut-être même plus ! Attention, je me rends compte de ce que j'écris. Qu'il n'y ait aucune ambiguïté ! Ce n’est pas parce que je parle de nuit blanche et de rapprochement qu'il y a anguille sous roche ou baleine sous gravillon. Ce fut une nuit de travail acharné !! [NDLV : on vous le confirme aussi…. pas de mérou sous caillou !]

 

Parmi mes meilleurs souvenirs, je garde en mémoire ma collaboration très sympathique avec Abigail : elle a plus qu'assuré ! Jamais un mot plus haut que l'autre et toujours des remerciements, ça fait plaisir. Collaboration avec une régie d'enfer, aussi !

 

Bon, passons aux choses sérieuses: les deux réals... Une belle découverte pour moi ! Ils sont très différents l'un de l'autre et finalement complémentaires. Et surtout, ils ont réussi un pari difficile qui est la réalisation à deux. Ce n’est pas toujours facile, déjà au stade de l'écriture et de la préparation mais encore davantage sur le plateau. Chacun doit trouver sa place sans faire de l'ombre à l'autre et je trouve qu'ils y ont pas mal réussi même s'il y a eu quelques tensions (et c'est normal sous la pression) qu'ils ont su, je pense, mettre à plat tous les deux seuls.

On sentait bien que ce film n'était pas UN film qu'ils réalisaient mais leur bébé. Tout devait donc être parfait y compris cette "foutue" bible (certains comprendront). Je crois qu'ils ne doivent surtout pas s'arrêter en si bon chemin. Pour moi, il y a deux choses essentielles quand on veut réaliser: avoir un bon scénar (ils l'avaient) et avoir une envie et même un besoin de faire ce film et de réunir les conditions idéales pour le faire (j’ai ressenti ce désir là chez eux). Bref, ce sont tous les deux des personnes carrées dans le travail et très agréables en dehors; ça ne pouvait que fonctionner...

Merci à tous pour cette belle aventure humaine où personne n'a carburé au diesel. Bravo pour ce site génial ! Et j'espère que l'on pourra voir bientôt cette perle d'or noir raffinée, euh pardon, montée...»

 Pour en savoir plus sur Céline, téléchargez son CV

Lundi 27 décembre 2004

Etre costumière, c’est confectionner et trouver les costumes, récupérer, bidouiller, retoucher, repasser, habiller en temps et en heure les comédiens, silhouettes et figurants, faire attention aux petits détails... 
A part l’austère costume de notre mamy Josette -qui ne devait être ni celui d’une ‘vamp’ ni celui de ‘Carmen cru’, la consigne était claire : du bleu, du rose, du jaune, de l'orange... que des couleurs «qui pètent» ! L’idée était non seulement d'opposer la mémé au reste du monde, mais surtout de caractériser l’aspect visuel du « conte moderne » par un éventail de couleurs vives, intenses et éclatantes.

C’est donc à Géraldine Legrain que l'on confia les costumes de notre  «vieille qui roulait au super» et tout son petit monde.


Passionnée de bouts de tissus et de bobines de fils, Géraldine n’est pas de celles qui tombent dans le délire "jeune créatrice de mode qui veut devenir la future Coco Chanel". Rêveuse, elle garde fermement les pieds sur terre et continue sa passion de couturière tout entamant mille et un projets : après avoir enchaîné une série de courts-métrages, Géraldine passe actuellement le permis, cherche un job à mi-temps et donne des cours de couture... en attendant de confectionner les costumes d’un western, d’ouvrir une boutique, de créer sa ligne de bijoux et de retourner à Rome… car voilà quelques-uns de ses projets pour 2005. Rien que ça!


«Après notre rencontre, je suis rentrée chez moi emballée par votre projet. Il y avait tant à faire pour une costumière ! Aux côtés d’une équipe 'super' pro, j'ai trouvé sympa de mettre en scène une mémé acariâtre. En fait, le scénario était assez drôle, avec un superstoryboard, loin des histoires violentes ou morbides qu'on voit souvent!


Il y avait une réelle intention d’auteurs : pour la Vieille, il a fallu chercher le sac le plus miteux, la robe la plus ringarde, les chaussures les plus "Méphisto attitude". Donc, trouver le costume de Josette fut... amusant... mais un peu difficile. Mais c'était, je l'avoue, quand même très sympa de voire Catherine en «Vieille». Que du vif pour les figurants, mais pas droit au rouge ni au blanc... pas de rayé : ça, ce fut un peu déstabilisant. Bon, ça va, personne n'a été trop récalcitrant à mettre des vêtements aussi flashy !


Une chose seulement : tourner dans un Monop, c’est la misère ! Surtout les meeeeeerveilleuses, agréables, courtoises, gentilles clientes de plus de 60 ans ;) Ah, si, une autre petite chose: j'ai adoré qu'on me raconte l'histoire de la chemise bleue sur fond bleu, et j’aurais aimé voir vos têtes à ce moment là... M'enfin si j'avais été à l’EESA, j'aurais été morte de honte! Bon, encore une autre: la claque...


Du fou rire au rayon papeterie, à la vision de  tout le monde qui roupillait sur le balcon, en passant par l’essayage de soutien gorge en arrière plan de l’avant dernière scène, beaucoup de bons souvenirs resteront ! Au fait, vous savez pourquoi on dit« soutien gorge »? C'est parce que sous louis XVI, la poitrine était appelée gorge ; d'où l'expression,en costumerie d’époque "gorge profonde" pour un très grand décolleté... [NDLV ('Note De La Vieille') : merci Géraldine pour cette leçon d’Histoire très sexy ! Bon... le mot de la fin ? ]


Pas de mort, pas de blessé grave, pas de dépression... Tout est bien qui finit bien ! Maintenant, j'attends le DVD collector édition 3 de La Vieille avec un bout du foulard de Josette dans le coffret, ok? Pas besoin de vous souhaiter bonne chance, vous l'avez économisée pendant le tournage, il vous en reste d'avance ! »

Pour plus d'infos, téléchargez le CV de Géraldine

Mercredi 22 décembre 2004




"Je n'aime pas dire du mal des gens, mais effectivement elle est gentille..." (Thierry Lhermitte)

 

Toute la vieille équipe vous souhaite de joyeuses fêtes !
Rendez-vous après Noël avec des mises à jour régulières du site

 

 

Dimanche 19 décembre 2004

L'univers que l'on souhaitait porter à l'écran était suffisamment déterminé pour singulariser la mise en scène de La Vieille qui roulait au super : l’image du supermarché devait clairement apparaître comme une sorte de cocon esthétique, en gommant le côté froid qui émane des endroits aux lumières crues.

 

Pourtant, pendant la phase préparatoire du film, personne n’avait évoqué la nécessité d’un «chef déco» pour tourner dans un supermarché. Or, c'était bel et bien indispensable et l’on décida quelques jours avant le tournage du film de faire appel à Agnès Conan. « C’est l’envie de redevenir accessoiriste et la lecture du scénario qui m’avaient motivées à rejoindre le projet. » raconte Agnès. «J'ai vite compris en arrivant sur le plateau que j'allais devoir fournir un important boulot en déco mais au début, je savais pas trop comment m'y prendre. Heureusement que mon travail ne s’est pas limité aux accessoires en fait, sinon je me serais ennuyée à mourir! Du coup, j'ai trouvé l'expérience extrêmement enrichissante et, ma foi, plutôt amusante!»

 

Sur le plateau, ce fut un véritable travail d’équipe pour refaire souvent dans l'urgence la décoration de certains plans… Tout le monde prêtait main forte pour déplacer des étagères entières, transporter des têtes de gondoles, manipuler des objets : pour chaque plan, on refaisait les rayons, on alignait les produits, on les assemblait par couleurs… sous le regard effaré de l’aimable direction du Monoprix Italie ! Pour Agnès, «chacun a fait son possible pour que le film fonctionne, et je trouve que c'est un pari plutôt réussi. Vous ne pouvez pas savoir à quel point ce fut jouissif de déplacer les rayons du Monoprix!»

 

 

Les trois premiers jours, notre chef déco et accessoires s’est le plus souvent transformée en "bricolo girl" ...

 

Par exemple « quand il a fallu que je recolle des sucettes à la super glu... Je me demande si cela fait partie de mes meilleurs ou mes pire souvenirs. Mais en tout cas c’était drôle! », souligne-t-elle.

 

Au final, Agnès « garde de très bonnes impressions de ce tournage. Une équipe fort sympathique, des gens motivés et intéressants, qui bossent bien, bref une bonne ambiance générale malgré des conditions de tournage pas toujours aisées…».

 

 

 

Le quatrième jour, pour le tournage des scènes à effets spéciaux, à l’EESA, c’est elle qui manipulait les objets du panier de Florencia à l’aide d’une tige, devant le fond vert, en simulant leurs mouvements en apesanteur. « Tout le travail de maquettisme en 3D, avec Pascal Charpentier, restera un moment fort et inoubliable! Quand même, ça c'etait une sacré expérience, et puis j'en ai appris des choses... »

 

 

 

A seulement 22 ans, mademoiselle Agnès (ou "la grande bambi", c'est comme vous voulez) a encore tout l’avenir devant elle : « C’est à Paname que je me forme aux métiers de l'image et du son... En ayant commencé par être assistante monteur,  je me dirige lentement mais sûrement vers la déco. » Et un début de parcours prometteur: « Au cinéma, j'ai participé à six ou sept courts-métrages en qualité soit d'accessoiriste-déco soit de régisseur, soit de chef monteuse. J'ai également à mon actif, et c’est ma fierté, une expérience d'assistante-monteur sur un long-métrage en super 16 très enrichissant... mais difficile! J'ai aussi été silhouette sur ce long métrage, un "rôle" éprouvant, demandez à Céline ‘mise en scène’! ».

C’est justement ce que nous allons faire très prochainement en partant à la rencontre de Céline Rossi, notre seconde « super » assistante. On ne va pas se priver de lui demander...

 

Pour en savoir plus sur Agnès Conan, téléchargez son CV

 

 
 
 
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