A partir des observations recueillies au cours des repérages, de la lecture du découpage, du storyboard et de ses échanges avec les réalisateurs, cest Nathalie Lao notre première « vieille » chef opératrice- qui sélectionna le matériel à louer. On opta alors pour une Sony DSR 570 Pro: une caméra numérique haut de gamme, dédiée au format 16/9e, qui restitue de belles images et avec laquelle on pouvait réaliser les effets spéciaux nécessaires au film.
Nathalie et Franck pendant les préparatifs du film

Cest également avec Nathalie Lao quon débroussailla les premières difficultés, notamment le problème des reflets sur sols brillants qui rendent toutes les images de supermarchés trop blanches.
La caméra DSR 570-Pro de SONY
Nathalie détermina enfin le format de limage et la lumière de base retenue pour le tournage à partir des références filmographiques de la note dintention : Amélie Poulain et Edward aux mains dargent.
Malheureusement à deux semaines du tournage, Nathalie Lao dut quitter le projet pour un contrat « rémunéré » de plusieurs mois : dans une démarche très honnête, Nathalie nous avait préalablement averti que cela pouvait arriver mais nous nosions y croire
Pourtant, cest le risque lorsque tout professionnel ou semi pro accepte de participer bénévolement à un court métrage ! Alors, malgré la déception de perdre un membre dexception qui avait suivi laventure à ses débuts, toute léquipe ne put que sen réjouir pour elle.
Jean-Stéphane nous raconta le rêve qu'il fit la veille de cette annonce : pendant le tournage, la lumière du Monoprix séteignait complètement et tout devenait noir
Mais après avoir longuement erré dans les rayons du supermarché sans aucun éclairage, léquipe trouvait enfin les portes vitrées de la sortie
Prémonitoire ?
Quinze jours avant le tournage, l'équipe se trouvait dans une situation critique, sans chef opérateur. Lune des nombreuses galères que lon dut surmonter dans ce premier film, où rien ne fut facile
Diplômée de lESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), Nathalie Lao a déjà travaillé dans de nombreux films en tant que seconde ou première assistante caméra, assistante vidéo, directrice de photo ou encore cadreuse. Mais ses compétences techniques ne sarrêtent pas là : de lassistanat de production, à la réalisation, en passant par le montage, Nathalie touche brillamment à tout.
Voici une pub que Nathalie Lao vient de terminer avec son complice Michaël Guerraz : un spot pour l'agence immobilière Agencity cliquez ici pour télécharger N'hésitez pas à lui faire part ici même de vos commentaires !
Pour en savoir plus sur Nathalie Lao, consultez son CV ou écrivez-lui.

Avec une combinaison de lumières plus esthétisante que réaliste, nous voulions que limage de La Vieille qui roulait au super nous plonge de facto dans lunivers du conte...
Des teintes légèrement saturées, une dominante chaude, tirant entre le jaune et lorangé, deux références cinématographiques directes (Amélie Poulain, Edward aux mains dargent) et plusieurs clins dil (comme la série Santa Barbara)
voilà quelques ingrédients de la recette !

Preuve de limportance accordée à ce chapitre, après vous avoir présenté Richard Vandal, notre steadycamer, voici dans une seule et même partition, un gros coup de projecteur sur les trois chefs
opérateurs qui ont orchestré limage et les lumières du film.

Dabord gros plan sur Nathalie Lao, qui faisait partie du noyau de l'équipe, à la naissance de La Vieille qui roulait au super...

Ensuite, zoom arrière sur Arnaud Saint Martin de Veyran, le directeur de la photographie du film.
Enfin, plan serré sur Arnaud Bauzon, qui réalisa les plans effets spéciaux tournés à l'EESA, avec Thierry Lhermitte.
Nous avons choisi de tourner le film sur un support DV CAM, avec une caméra Sony DSR 570 en 16/9e. Et nous revendiquons haut et fort le choix du numérique : non seulement la vidéo professionnelle rend de très belles images mais elle facilite aussi les effets spéciaux. Sans même parler du budget qui aurait été nécessaire pour acheter la pellicule
Un kinescopage est normalement prévu après l'étalonnage numérique. Si l'on veut faire tourner le film à la fois en festivals et en distribution classique, il sera indispensable d'en tirer des copies sur format argentique. Ayant déjà dépassé (et de loin !) le budget prévisionnel, nous lançons dès maintenant un appel aux dons... il paraît que les mécènes, ça existe ![]()
Pour le tournage des plans sur fond vert, à lEESA le 10 janvier dernier, nous avons souhaité donner sa chance à Arnaud Bauzon, un excellent chef opérateur qui [NDLV*: pour la petit histoire
] a travaillé sur Fahrenheit, le dernier film de Pascal Anquetil dont nous vous avons parlé dans notre rubrique coups de cur
Décidément, le monde du court est petit !
Il sagissait cette fois de tourner les scènes avec Thierry Lhermitte et Christian Turpin deux plans pour lesquels les personnages seront ensuite incrustés dans limage du film comme sils y étaient ! Pour cela, il a fallu recréer la lumière dambiance du supermarché, en permettant le meilleur raccord possible.
Par souci budgétaire, et parce que la qualité des images était suffisante pour du compositing, ces plans ont été tournés avec une simple Sony PD 100, prêtée gracieusement par lEESA. Il ny avait plus le problème du son que pose principalement cette caméra vidéo professionnelle dentrée de gamme puisque les voix étaient ensuite gravées dans le studio denregistrement de lécole, sous la direction dOlivier Michelot, dans une qualité numérique pure.
Cyril Herry, chef électro, Franck Petitta, directeur de l'EESA et Arnaud Bauzon, chef opérateur, inspectent la caméra...
La Vieille : Qu'est-ce qui t'a motivé à rejoindre la 'vieille' équipe ?
Arnaud BAUZON : Avant tout cest Abigail, avec qui j'avais eu la chance de travailler sur deux précédents projets : c'est une super assistante, je lui ai fait confiance. Elle m'a parlé de cette journée de tournage sur fond vert en me présentant le scénario et l'équipe. J'ai tout d'abord été emballé par le fait que l'équipe était super motivée
toute l'équipe!! Mais aussi par les effets spéciaux. Je suis un passionné de SFX alors pouvoir entrer en collaboration avec de futurs professionnels me paraissait être une expérience intéressante.
LV : Quelles sont les contraintes d'un tournage sur fond vert?
Arnaud BAUZON : En ce qui concerne le tournage en fond vert, on peut dire que la principale contrainte est de retrouver le raccord lumière avec la scène dans laquelle le plan va être incrusté. N'ayant pas assisté à la première partie du tournage, il a donc fallu retrouver une ambiance de supermarché très diffuse sur les personnages (lumière néon de grande surface). Pour le fond en lui même, il doit être le plus uniforme possible et sans aucune réflexion en contre sur les comédiens. Sans oublier bien sur de retrouver les mêmes hauteur, distance sujet/caméra ainsi que la focale.
LV : Que penses-tu de « La Vieille qui roulait au super »?
Arnaud BAUZON : Je crois que ce qui est le plus dur au cinéma, c'est de faire rire les gens. "La Vieille qui roulait au super" me semble être une comédie bien ficelée.
LV : Quels sont tes projets en ce moment ?
Arnaud BAUZON : Je viens de finir le tournage d'un court-métrage "La conscience tranquille", de David Mabille que j'étalonne en ce moment. Je travaille sur la post prod et l'étalonnage d' "Une belle déculottée pour l'humanité", de Nathanael Guedj et Ruben Joschymek. Je suis en préparation d'un futur projet qui sera un huit clos dans une Camionnette, des braqueurs qui n'arrivent jamais sur le lieu de leur casse, une comédie. Egalement en préparation d'un long métrage en cadreur avec Georges Lautner. En tournage, aussi, d'un documentaire sur les compagnons du devoir (tailleurs de pierres). En tournage, enfin, d'un pilote d'une série de 3min de sport extrêmes pour Trace TV.
LV : Arrête, tu nous donnes le tournis ! Tu sais ce quon te dit ? Meeeeeeeeeerde !!
Arnaud BAUZON,
Chef opérateur des plans SFX
Diplômé IIIS (Institut International de l'Image et du Son) avec spécialité Images, Arnaud Bauzon multiplie les expériences : chef opérateur depuis 2 ans sur Film et Vidéo sur une dizaine de production de court-métrage, assistant caméra pour Thibault Danton, chef électricien pour Jean-françois Robin (chef opérateur de : Chaos (2001/I),Belphégor - Le fantôme du Louvre (2001), Roselyne et les lions (1989), Bronzés, Les (1978), 37°2 le matin (1986) etc......), électricien pour Caroline Champetier sur "La guerre à Paris" avec Elodie Bouchez (chef op de : N'oublie pas que tu vas mourir (1995) ,"Liaisons dangereuses, Les" (2003) (mini) TV Séries etc...)
Pour en savoir plus sur Arnaud Bauzon, contactez-le !
C’est notre chef électro, Vincent Genot (à qui un article sera bientôt consacré) qui nous présenta Arnaud St Martin de Veyran, le « vieux » directeur photo du film, quelques jours avant le tournage...
Heureusement, le découpage, le story board et les plans au sols balisaient le terrain!
Pour information, un ‘chef opérateur’ devient un ‘directeur de la photographie’ dès lors qu'il confie le maniement de la caméra à un cadreur ou une cadreuse.
Arnaud St Martin de Veyran travailla ainsi en binôme avec Zoé Cohen-Solal, sur toutes les prises de vues du supermarché.
Le rôle du cadreur est dans ce cas de déterminer l'emplacement de la caméra et la valeur des focales, qui découlent des plans au sol, du découpage technique et du story board.
Le directeur de la photographie quant à lui, reste maître des prise de vues, dont il est censé superviser tous les aspects, y compris le plus délicat : l'éclairage. C’est avec lui que l’on détermina les effets majeurs qui donneront à l’image du film sa teinte si particulière: principalement des filtres Enhencing 4x4’’ (Schneider) et des diffuseurs Gold 4x6’’. Le reste des effets sera travaillé en post-production par Thomas, qui s’occupera de l’étalonnage. Mais ça, c’est déjà une autre histoire…
Zoé Cohen-Solal, cadreuse et première assistante caméra
" Je suis arrivé sur ce projet tout simplement grâce à mon chef électro Vincent Genot et je l'en remercie. Avant tout, je dois reconnaître que je n’avais jamais lu le scénario! Pour moi, la lettre d’intention et le synopsis étaient amplement suffisants pour ingérer l’âme du film, les enjeux de l’histoire et l’état d’esprit de nos deux réals. J’ai honte de dire ça...
[NDLV* : oui, tu peux!]
Au premier abord, ce qui me poussa à m’engager sur ce film fut le choix du support (DV Cam/Broadcast). Je suis issu de la pellicule et je voulais m’essayer à la vidéo professionnelle. C’est maintenant chose faite et je remercie Jean Steph’ et Francky de m’avoir donné cette chance. J’espère qu’ils ne le regrettent pas trop...
Donc, je débarque en claquettes, tout franchement revenu de vacances cinq jours avant le tournage. Je découvre deux réalisateurs venus d’un monde radicalement différent du mien : la vidéo, la com’, la 3D, l’infographie… un gros melting-pot ! Peu importe: les deux compères m’impressionnent tout de suite par leurs envies, leurs passions et le sérieux de leur projet. Un premier film qui s’annonce maîtrisé…
Les références sont claires : Edward aux mains d’argent et Amélie Poulain. L’image du film y puise d’ailleurs son inspiration dans le choix des couleurs, des costumes mais aussi dans l’idée d’une teinte particulière tout au long du film. L’utilisation de filtres sur certains plans a permis par exemple d’ajouter une touche de glamour décalée, à la Santa Barbara. L’intention était d’exploiter à l’extrême les « clichés » visuels.
Ce fut trois jours de tournage éreintants avec des hauts et des bas, mais surtout du stress, des tensions…fort heureusement jamais sur le plan humain ! Trois fortes personnalités à la tête d'un projet, c’est forcément explosif !
Cependant, aucun des trois n’a jamais abandonné, jamais lâché et en dehors du plateau, les relations ont toujours été emplies de respect, de considération et d’une certaine amitié.
Quand des passionnés se rencontrent, ça fait des étincelles… comme Florencia avec Laurent aux détours d’un rayon !
Au passage, un petit mot sur les acteurs : Catherine, Laurent et Florencia sont tout simplement formidables ! Jamais impatients, toujours compréhensifs et surtout capables de donner à leurs personnages une vraie dimension. Une performance.
Ambiance "Santa Barbara"...
J’espère que vous apprécierez ce film à sa juste valeur…C’est « frais », jeune et surtout ça ne se prend pas la tête. Alors merci à tous les gens qui ont participé à cette aventure ! »
Arnaud ST MARTIN DE VEYRAN,
Directeur de la photographie
Diplômé de l’ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), Arnaud St Martin de Veyran a effectué de nombreux stages (Laboratoire, Loueur de Caméra et de lumière) ainsi que deux workshops aux Etats Unis.
Touche à tout dans le domaine technique, il a participé et participe à de nombreux tournages en tant qu’assistant caméra, machino ou chef électro.
Ce technicien du film, «un de ces hommes de l'ombre, toujours derrière une caméra ou un projecteur» (sic), vous invite à découvrir son site Internet.
Pour en savoir plus sur Arnaud St Martin de Veyran, visitez son site, consultez son CV ou contactez-le.
Lécriture du scénario a débuté en novembre 2003. La première mouture sappelait 'Conte moderne'.
Avant même la continuité dialoguée, il nous avait semblé nécessaire de rédiger un brouillon de découpage technique : nous «tenions» lidée, le lieu et les personnages mais il restait encore à décortiquer la mathématique du récit, pour trouver un rythme voire des algorithmes. Alors on ratura, on gribouilla, on recommença, une nouvelle version chaque jour, et lidée prit forme, lentement mais sûrement
Nous avons fait relire le texte à notre entourage comme au noyau dur de léquipe, de façon à pouvoir y intégrer le maximum didées, de conseils ou davis. Puis lon dut réduire lhistoire de moitié, à cause dune autorisation de tournage limitée dans le temps. Sur le moment, ce fut une décision difficile à prendre mais, avec le recul, sans doute bénéfique pour le rythme du film.
Abigail, Adrien, Franck & Jean-Stéphane
en pleins préparatifs...
Enfin, depuis lété dernier, nous avons eu le temps de retravailler les textes de la voix off, celle de la Vieille, qui remplace tout dialogue et sera gravée en post-production le 14 février 2005, dans les studios d'enregistrement de l'EESA.
Gardant à l'esprit qu'une continuité dialoguée peut toujours être améliorée, voici donc la dernière version provisoirement définitive du scénario de La Vieille qui roulait au super...








